La culture des cités, une énergie positive!

Dès  1850, suite à la Première Révolution Industrielle, nos sociétés connaissent des modifications sans précédent. Les transports évoluent, on voit l'arrivée du chemin de fer, puis, plus tard, viendra l'expansion d'une nouvelle méthode de production: le taylorisme. Il est dorénavant question du travail à la chaîne, pour un gain de temps considérable et une rentabilité maximum. Les personnes habitant dans les zones rurales y voient une nouvelle opportunité et souhaitent travailler dans les usines, dans l'espoir d'une vie meilleure et moins fatigante qu'à la campagne. Ils migrent alors en ville, ces dernières devant s'adapter à de nouvelles demandes de logements. Une solution est trouvée: l'étalement urbain. Les centres villes se voient peu à peu entourés de nombreux HLM, et le "problème" des banlieues voit de jour au cœur des débats publiques. Pourtant, un sociologue français nommé Marc Hatzfeld fait le pari de prouver que les banlieues, bien loin des idées reçues, sont aussi une grande source de richesses potentielles.

 

https://livre.fnac.com/a1865855/Marc-Hatzfeld-La-culture-des-cites-une-energie-positive?oref=4530ced7-078e-2eaa-1ee3-1e181d0b0db4&ectrans=1&Origin=SEA_BING_PLAMP_BOOKS

Certes, cet ouvrage est bien loin de ceux que j'ai l'habitude de vous présenter. Il ne raconte aucune histoire particulière, singulière ou croustillante. Pourtant, ce petit livre de sociologie a le mérite de nous faire réfléchir sur un des plus grands enjeux de notre siècle.

Régulièrement, on entend dans les médias que les banlieues sont sources de problèmes, de conflits. Ce sont dans ces quartiers que des jeunes se radicaliseraient, par exemple. Nous avons, c'est indéniable, une mauvaise image des cités. Si, pour aller d'un point A à un point B, nous devons soit emprunter un chemin passant par un quartier de classe moyenne, soit passer par un quartier dit "mal famé", nous n'hésiterons pas longtemps avant de prendre le premier chemin. Pour remonter l'image que vous avons des cités, cet ouvrage expose donc certains de leurs atouts. Par exemple, l'un des principaux avantages, selon moi, est la multiculturalité. En effet, chaque personne souhaite à la fois s'inscrire dans un tout mais aussi se démarquer grâce à leurs cultures d'origine par exemple. Cela créé un large éventail culturel et chaque personne est comme une pièce d'un puzzle. De plus, les habitants des cités ont souvent une forte envie de s'exprimer, comme en témoigne le slam, art spontané et furtif du langage. Contrairement à ce que certains clament, ces personnes des cités manient donc très bien l'art du français! Et je ne vous parle même pas du street art, qui a vu le jour dans les banlieues! Chaque personne peut devenir un artiste à part entière, faire passer un message fort au détour d'une ruelle qui attirera l'attention des passants, et cela, bien loin de la recherche du profit que nous pouvons observer dans les musées urbains! Vous l'aurez compris, je suis une vraie fan de street art. Parfois, n'apprécions-nous pas une œuvre justement parce qu'elle est éphémère, spontanée et surprenante?

Et ces quelques exemples ne sont qu'un rapide petit aperçu des richesses qui se cachent dans les banlieues... Si vous vous intéressez à la sociologie et que vous souhaitez entendre un autre point de vu que celui, souvent pessimiste, des médias, je vous conseille alors vivement cet ouvrage. Peut être que ce dernier pourra légèrement modifier l'opinion que vous avez des cités, qui sait?